Le Togo renforce son partenariat technologique avec la Chine. Un protocole d’accord a été signé vendredi 16 octobre 2026 avec le groupe Huawei, lors de la visite du président du Conseil, Faure Gnassingbé, au siège de l’entreprise à Shenzhen. Le texte vise à accompagner le pays dans la modernisation de ses infrastructures numériques et dans le développement de solutions technologiques au service de plusieurs secteurs stratégiques.
Le partenariat porte notamment sur trois domaines : l’énergie, les transports intelligents et la douane intelligente. Les technologies développées dans ces secteurs pourraient améliorer la gestion des infrastructures, moderniser les services et renforcer l’efficacité des systèmes concernés.
La coopération prévoit aussi un volet de transfert de technologies et de développement des compétences locales. L’objectif est de permettre aux acteurs togolais de s’approprier les solutions numériques et de disposer des capacités nationales nécessaires à leur déploiement comme à leur exploitation.
Cet engagement prolonge le rapprochement sino-togolais consolidé pendant la visite officielle de Faure Gnassingbé en Chine, du 9 au 16 octobre 2026. Le 15 octobre, à Pékin, le président du Conseil et le Premier ministre chinois, Li Qiang, ont marqué une nouvelle étape de cette coopération en publiant une déclaration conjointe.
La collaboration avec Huawei n’est pas nouvelle. En septembre 2024, en marge du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), les deux parties avaient déjà signé un premier protocole d’accord pour renforcer la coopération dans les technologies de l’information et de la communication et soutenir le développement de l’infrastructure numérique togolaise. Le texte de Shenzhen cible désormais des secteurs précis.
L’éducation figure aussi dans les perspectives. Le mercredi 14 octobre 2026, lors de la visite de Faure Gnassingbé dans deux structures chinoises spécialisées en robotique et en technologies de sixième génération (6G), il a été évoqué la possibilité, pour des étudiants togolais, de bénéficier de formations gratuites dans ces domaines.
Reste à savoir comment ces engagements se traduiront concrètement. Un protocole d’accord pose un cadre et des intentions ; le calendrier, les financements et les modalités de mise en œuvre ne sont pas encore précisés dans les informations disponibles. La réussite du partenariat se jugera sur la capacité du Togo à s’approprier ces technologies, à former des compétences durables et à en tirer des bénéfices tangibles pour la gestion de ses infrastructures et de ses services publics.
Samuel ATA.













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