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Mozambique : Quand le Président Daniel Chapo met la fiscalité au service du bien commun pour bâtir un avenir prospère

À Maputo, le Président Daniel Chapo multiplie les appels à une fiscalité plus juste, plus large et plus efficace, présentée comme le véritable levier du développement national. Pour le chef de l’État, chaque impôt collecté n’est pas une simple ligne comptable : c’est un hôpital qui reste ouvert, une école qui accueille des élèves, une route qui désenclave un village. Ce message, martelé dans plusieurs interventions publiques, ancre la réforme fiscale dans une logique de justice sociale plutôt que de simple rigueur budgétaire.

Concrètement, l’année 2026 a marqué un tournant avec l’entrée en vigueur, dès janvier, d’une réforme fiscale d’ampleur qui met fin à l’ancien système cédulaire où chaque type de revenu était imposé séparément au profit d’un modèle global, simplifié et aligné sur les standards internationaux. L’objectif affiché : élargir l’assiette fiscale et réduire l’évasion, tout en rendant la fiscalité plus lisible pour les contribuables comme pour les entreprises.

Les résultats commencent à se dessiner. Au premier semestre 2026, le gouvernement a mobilisé 45 % des recettes budgétaires prévues pour l’ensemble de l’année, un signal encourageant pour les finances publiques. Sur le terrain, la lutte contre la fraude porte également ses fruits : l’administration fiscale a annoncé la récupération de plus de 81 millions d’euros d’impôts impayés entre 2021 et 2025, grâce à une intensification des contrôles douaniers et à la saisie de milliers d’articles issus de la contrebande.

La digitalisation occupe une place centrale dans cette stratégie. Les autorités mozambicaines misent sur le renforcement des systèmes douaniers numériques, la formation du personnel et la modernisation des infrastructures frontalières pour limiter les marges de fraude et accélérer la collecte des recettes non pétrolières, indispensables à un pays qui cherche à diversifier son économie au-delà des industries extractives.

En plaçant la justice fiscale au cœur de son discours, Daniel Chapo cherche à convaincre les Mozambicains que l’effort contributif de chacun se traduit directement en services publics tangibles. Un pari politique autant qu’économique, à l’heure où le pays doit financer sa reconstruction post-catastrophes naturelles et répondre aux attentes d’une population jeune et nombreuse.

Franck Ndong.

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