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Togo : l’Assemblée nationale adopte une loi renforçant la protection des aires naturelles

Réunis en séance à Lomé la veille, jeudi 13 août, les parlementaires togolais ont entériné une loi inédite portant sur l’encadrement de la création et de la gestion des espaces naturels protégés. Ce nouveau dispositif législatif vient étoffer les garanties juridiques existantes en matière de sauvegarde environnementale, en fixant plus précisément les prérogatives des communautés établies à proximité de ces zones, les usages coutumiers tolérés, les modalités de dédommagement prévues ainsi que les sources de financement mobilisables pour leur entretien

Ce vote intervient dans un contexte où le pays dispose d’environ 80 espaces protégés, représentant près de 14 % de la superficie nationale, parmi lesquels on retrouve notamment les réserves de Fazao-Malfakassa, d’Abdoulaye et de Togodo.

Au moment où ce nouveau texte voit le jour, les zones protégées occupent une place croissante dans les stratégies d’adaptation face au changement climatique ainsi que dans les politiques de développement économique. Dès juin 2026, un partenariat quinquennal avait été noué entre le Togo, l’Union européenne et le Luxembourg, dédié à la gestion de ces territoires et à l’essor d’une économie respectueuse de l’environnement. Ce dispositif prévoit entre autres des financements orientés vers la surveillance et la remise en état des parcs, en parallèle du développement de filières liées au tourisme durable, aux forêts gérées par les communautés locales et à la création d’emplois dans le secteur vert.

Par ailleurs, les autorités togolaises multiplient les efforts pour lever davantage de fonds destinés aux politiques environnementales. C’est dans cette optique qu’a été instauré, en mai 2026, le Fonds Vert Togo, dont la vocation est de rassembler les ressources  publiques comme privées, d’origine nationale ou internationale  allouées à la cause climatique et environnementale.

Selon Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, ce texte traduit une démarche élaborée en concertation avec les populations, dans le respect des droits fondamentaux prévus par la loi, des pratiques traditionnelles conciliables avec les impératifs de conservation, ainsi que des besoins de cohésion sociale.

Une fois cette loi votée, restera l’enjeu de son application concrète dans la gestion au quotidien de ces espaces naturels, plusieurs d’entre eux continuant de subir une forte pression liée aux activités humaines. C’est le cas notamment de Togodo Sud, où le programme WACA ResIP  financé par la Banque mondiale avait déjà permis de mobiliser près de 1,065 milliard de francs CFA, destinés à la préservation de l’écosystème local et au soutien des écogardes.

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